La hache du bûcheron
- Abigail

- 10 janv. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 janv. 2025

On m’a raconté l’histoire des deux bûcherons qui travaillaient le même nombre d’heures, mais l’un d’eux s’absentait pour une heure au milieu de la journée et pourtant, il réussissait à couper plus de bois que l’autre. Cela a duré des mois ! Celui qui ne s’arrêtait jamais osa lui demander son secret :
Je ne comprends rien, tous les jours, on débute à la même heure, tu t’absentes pour une heure au milieu de la journée et à la fin, tu termines avec une plus grande quantité que moi. Que fais-tu durant cette heure ?
Ah, je vais chez moi pour aiguiser ma hache !
Si aiguiser sa hache consistait en fait à prendre du temps pour soi pour devenir une meilleure version de soi ? SI c’était d’accepter de se tenir loin de la technologie et de profiter de l’instant présent avec des gens inspirants ? Si c’était d’appeler des amis et d’avoir un bon moment avec eux ? Si c’était de se cuisiner un délicieux repas même quand on est seul ?

Chaque nouvelle année permet de recommencer sur une page vierge. On pourra faire un « reset », mais jamais on ne pourra effacer le passé, il a établi qui l’on est devenu. Il est primordial de définir ce qui est important et s’assurer que tout est en place pour arriver là où l’on souhaite être, car l’endroit où l’on se trouve est plus déterminant que le lieu où l’on désire être.
Le changement est habituellement inconfortable, mais il permettra éventuellement de s’accomplir. On sait qui l’on n’est pas, plus que qui l’on est réellement. On pourrait se surprendre en découvrant qui on pourrait devenir !

C’est difficile de se connaître, de se définir, mais on est l’auteur de notre livre, de notre histoire ! Aussi bien tenir les antagonistes loin, car ils ne feront que créer de la confusion et interféreront avec ce qui compte vraiment. Ce qui est essentiel réside dans une grande simplicité. On ne devrait jamais corrompre notre âme ni notre joie… On fait généralement de son mieux, mais on ne donne pas toujours son meilleur.

Quand on cesse d’accorder du temps et de l’importance à ce qui ne nous définit pas, ou a ce qui donne qu’un plaisir limité, on s’ouvre enfin à soi. On se permet de passer du temps de qualité auprès de ceux qui le méritent. Est-ce que ce que je fais est vraiment ce que je veux ? Est-ce que ma dévotion à cette personne ou telle cause est ce qui me convient ? Est-ce la bonne chose à faire de tenir cette personne qui me plait à l’écart pour ne pas être blessée, car je sais la joie qu’elle me procure ?

C’est souvent soi contre soi… Quand on se sera choisi, on comprendra que notre hache est bien aiguisée et qu’enfin le meilleur est là sinon, il faudra peut-être se tourner vers une scie ou une tronçonneuse et revoir notre plan d'action…
Trouver sa joie sans sacrifier son bonheur, n’est-ce pas l’ultime sophistication !



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