Béatrice
- Abigail

- 10 mars 2024
- 2 min de lecture
Un jour, on prend une décision impulsive qui impactera notre quotidien. J’avais vu cette petite bête quadrupède qui était identique à mon Chinook qui venait de décéder, mais en version féminine. Béatrice qui avait près d’un an vivait dans un foyer d’accueil depuis plus de huit mois. Elle n’aidait pas sa quête d’une famille pour la vie, car elle craignait les humains et aussi les autres chats.

Une vingtaine de famille s’était présentée pour la voir, mais personne n’avait voulu prendre l’engagement de lui offrir ce qu’elle méritait, c’est-à-dire un gite rempli d’amour.
J’étais allée la rencontrer chez ce couple bienveillant et Béatrice m’avait laissé la flatter. Ses oreilles m’annonçaient clairement qu’elle n’était pas en confiance, mais elle semblait apprécier les gratouilles. La dame émue m’avait dit : tu es la première qui peut la flatter ! Spontanément, j’ai décidé de la prendre, j’avais payé ses frais d’adoption et l’on allait commencer à s’apprivoiser l’une l’autre.

Pendant près d’un an, elle me feulait après et ne me laissait pas l’approcher, à la rigueur, je dirais qu’elle était une chipie qui testait mes limites en faisant de mauvais coups pendant que je dormais ou que j’avais le dos tourné. Elle faisait tomber les coussins du divan, les oreillers dans la chambre, un jour, elle a voulu jouer à Clue avec moi… il y avait un ourson avec le visage donnant sur le plancher… Elle m’observait, j’ai éclaté de rire et je lui ai dit : facile, c’est Béatrice qui a tué M. Ourson dans la cuisine avec ses dents !
Malgré ma patience et mes bons soins, elle demeurait apeurée/farouche et elle ne se laissait pas l’approcher. J’avais menacé d’aller l’échanger contre Grisou, 6 mois prétendument affectueux, cherchant une famille pour la vie ! Son regard semblait dire : arrête de dire des sottises, je sais que tu ne le feras pas !

Béatrice nécessitait du temps pour se sentir en confiance afin de s’émanciper. Quelque part, on a tous vécu des situations déplaisantes, parfois traumatisantes, qui nous ont rendus méfiants. On aura besoin d’une période d’adaptation pour s’ouvrir et éventuellement pouvoir déployer nos ailes. Chose certaine, un grand amour émanera envers celui qui aura pris le temps d'apprivoiser l’autre !



Sacré Béatrice, toute une féline. 😍